Catherine DEROCHE nous livre son analyse de l’élection sénatoriale en Maine-et-Loire et de la nouvelle majorité dans la haute assemblée.

« Cette élection, c’est pour moi, une satisfaction à plusieurs titres.
J’y vois d’abord la reconnaissance du travail accompli sur le terrain, sans relâche, pendant toute la durée de mon mandat précédent, au plus près des élus locaux. Ensuite c’est une belle victoire dans un contexte local difficile, comme chacun sait, puisque notre liste a gardé ses deux élus. L’élection de Stéphane Piednoir est aussi une belle récompense : nous avons avec lui un élu de convictions, modéré, qui incarne le rajeunissement de notre assemblée, et c’est une bonne chose. Enfin, je tiens à souligner que cette victoire nous l’avons obtenue sans la majeure partie des voix d’Angers, de Cholet ni de Saumur. C’est la victoire des territoires ruraux et péri-urbains. Nous remercions tous les grands électeurs des communes petites et moyennes qui ont choisi de nous faire confiance. Nous savons à qui nous devons notre élection et le message que je veux faire passer, c’est que nous ne l’oublierons pas !

Au Sénat, j’ai constaté un fort renouvellement avec beaucoup de nouvelles têtes et notamment plus de femmes, ce qui est heureux. Les Républicains forment le premier groupe avec 146 sénateurs, dans une vraie unité, quoi qu’on dise, et bien ancré dans ses valeurs. Comme par le passé, notre groupe sera guidé par le bon sens, évidemment, sans abandonner nos convictions. Les Républicains sortent renforcés. Dans une certaine mesure, c’est la conséquence de la méconnaissance des élus locaux que le Président de la République a montrée. Macron ne connait pas le terrain, c’est Bercy et Le Touquet ! Il a une vision de la France déformée par sa formation de technocrate et le mondialisme. Les racines, c’est pour lui, un sujet démodé. Eh bien, pas pour nous !

J’ai abandonné mon poste de vice-présidente du groupe. Il fallait élargir le bureau autour de Bruno Retailleau à d’autres sensibilités, ce qui est normal. Je suis heureuse d’avoir été désignée secrétaire du bureau du Sénat, auprès du Président Gérard Larcher. Avec 25 autres sénateurs, je vais participer à l’organisation du travail et de tout ce qui touche à la vie du Palais du Luxembourg. J’ai retrouvé la commission des affaires sociales et je vais rapporter la partie « maladie » du budget de la sécurité sociale (PLFSS).

Je suis très attachée au groupe Les Républicains. Par fidélité mais aussi pour des raisons d’efficacité. Pour débattre, pour échanger, il faut la diversité des idées et des choix qu’on ne trouve que dans un grand groupe. C’est d’autant plus important que nous avons des sujets majeurs qui arrivent sur la table : la réforme de la taxe d’habitation qui délimite la place et le rôle des collectivités territoriales, la réduction du déficit, la fiscalité, la loi de bioéthique … Nous avons beaucoup de pain sur la planche.

Les Républicains doivent jouer pleinement leur rôle de force de proposition, d’amendement et d’opposition si nécessaire. Sur le plan pratique, pour mieux coordonner notre travail de parlementaires, les huit sénateurs et sénatrices LR que nous sommes avons décidé de donner une lisibilité aux Pays de la Loire en nous réunissant régulièrement. »

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